1976 / La Nef des sorcières
Le 5 mars 1976, au Théâtre du Nouveau Monde, avait lieu la première représentation de La Nef des sorcières, une création collective de sept auteures (Marthe Blackburn, Marie-Claire Blais, Nicole Brossard, Odette Gagnon, Luce Guilbeault, Pol Pelletier et France Théoret) et six actrices (Luce Guilbeault, Françoise Berd, Michèle Craig, Louisette Dussault, Pol Pelletier et Michèle Magny). Initié et mis en scène par Luce Guilbeault, ce spectacle marqua les débuts de la prise de parole artistique et collective au féminin. La présentation de cet ensemble de monologues féministes, à la fois intimes et explosifs, qui constitue la pièce, ébranla l’imaginaire collectif. La Nef des sorcières fût présentée dans un décor de Marcelle Ferron, avec des costumes de Marielle Fleury et une musique originale de Jean Sauvageau.
A courageous and touching triumph that should go down in Québec stage history… Pol Pelletier’s monologue is a dramatic masterpiece about female sexuality… To be seen, absolutely.Gail Scott, The Gazette

1978 / À ma mère, à ma mère, à ma mère, à ma voisine

Cette création collective a été fondée sur une structure et des thèmes proposés par Pol Pelletier : le rapport mère-fille, l’exploration du monde concentrationnaire des petites filles, le mythe de la guerrière, la mise à mort de la figure maternelle par la fille, et le désir de créer une nouvelle race de mères.
Les méthodes de travail utilisées étaient novatrices: improvisation, rêves éveillés, écriture automatique et jeux de hasard. Le spectacle mettait en scène entraînement physique rigoureux, techniques d’auto-défense pour femmes, jeu physique et vocal, costumes et accessoires choquants, juxtaposition de mythes anciens et de recherches contemporaines sur les femmes et les petites filles, textes poétiques et bruts.

À ma mère, à ma mère, à ma mère, à ma voisine a été créé au Théâtre expérimental de Montréal, du 16 mai au 11 juin 1978, par la cellule autogestionnaire composée de Dominique Gagnon, Louise Laprade, Nicole Lecavalier et Pol Pelletier, aidée par Anne-Marie Provencher et Alice Ronfard. Le texte a été publié aux éditions du Remue-ménage en 1979.
« Impossible de ne pas être atteint… Ce spectacle touche, pointe du doigt, interroge. »
Lorraine Pintal, Jeu, automne 1978.
1979 / CÉLÉBRATIONS


1979 à 2017 / LES VACHES DE NUIT
Grand texte sur la condition des femmes, les Vaches de nuit de Jovette Marchessault a été présenté à de nombreuses occasions pendant près de quarante ans : 1979 : Woman’s Salon de New York, Université Rutgers, New York et spectacle Célébrations au TNM ; 1980 : Premier Festival de créations de femmes, à Montréal, Music Gallery de Toronto ; 1982 : Musée d’art contemporain dans le cadre de l’exposition « Art et féminisme » entourant la venue de l’œuvre de Judy Chicago, The Dinner Party ;1983 : Brave New Works Festival du Factory Theater Lab, à Toronto, Université de Colombie Britannique à Vancouver pour la conférence « Women and Words », Université Mc Master à Hamilton pour la conférence « Facets of Feminist Criticism », Troisième Festival de créations de femmes organisé par Théâtre expérimental des femmes, salle André Pagé, Montréal ; 2015 : Festival Masqu’alors à Ste-Camille, La 8e Ile à Sept-Iles, la Nuit des corneilles, chez Colin ; 2017 : à la librairie le Port-de-tête.

