2008-2017
2010 / FOLIE
Monologue tiré du roman Amour, colère et folie de l’auteure haïtienne Marie Vieux-Chauvet, Une Journée pour Haïti, FTA.
2008 à 2012 / LA PÉRÉGRIN CHÉRUBINIQUE

La pérégrin chérubinique, Québec, 2008. Photo : Jean-Marie Villeneuve
« Rencontre magique lundi, à la chapelle du Musée de l’Amérique française… la femme de théâtre Pol Pelletier et le musicien et compositeur Jean-Jacques Lemêtre ont lancé vers les étoiles un texte vibrant de colère et d’espoir de Jovette Marchessault, La Pérégrin chérubinique. Nonobstant sa simplicité et son label work in progress, le moment en fut un de haute balistique artistique. »Jean St-Hilaire, Le Soleil, 19 novembre 2008
2012 / JE SUIS UNE RÉVOLUTION ! POL PELLETIER OCCUPE UNE ÉGLISE.
Du 14 novembre au 10 décembre 2012, dans l’église Sainte-Brigide-de-Kildare, immense et vide, Pol Pelletier présente des spectacles et des événements étonnants, matins et soirs, sans subventions et de manière complètement indépendante.

La Robe blanche : création de Pol Pelletier. Les Présences de décembre : lectures de textes de Hélène Pedneault et Louky Bersianik, piliers du mouvement des femmes, mortes les 1er et 3 décembre. 14 Femmes rapatriées : anniversaire de Polytechnique.
2011 à 2015 / LA ROBE BLANCHE
La Robe blanche, le Cercle, 2011. Photo : Rozenn Potin
Dans la pièce de théâtre La Robe blanche, présentée à partir de 2010 et jusqu’à sa publication en 2015 (les Herbes rouges), Pol Pelletier réfléchit au personnage du prêtre dans la société québécoise. Elle fait d’abord le récit de son enfance à Ottawa dans les années cinquante, alors que son nom était Nicole Pelletier, une enfance marquée par les abus sexuels et les tortures infligés par Paul Desjardins, un prêtre proche de la famille Pelletier. Elle dresse ensuite le portrait des milieux médiatique et théâtral québécois, encore hantés par le Prêtre, dont le pouvoir agit toujours sur les institutions culturelles sous les aspects, notamment, de la censure, de la haine des femmes et du refus de l’autocritique. La Robe blanche met en récit le processus de réflexion de l’auteure sur une figure de l’imaginaire collectif, dans une œuvre où se mêlent le théâtre, le manifeste, le récit autobiographique et l’analyse politique.
La Robe blanche a été présentée au Cercle à Québec (2010), au Théâtre du Marais à Val-Morin (2011), à l’Église Sainte-Brigide à Montréal (2012), au Centre humaniste de Montréal (2015), à la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (2015), à la librairie le Port-de-tête à Montréal (2015), ainsi qu’à la commémoration de la fermeture du pensionnat autochtone de Pointe-bleue / Mashteuiatsh (2017).
2014 et 2015 / LES ÉVÉNEMENTS D’OCTOBRE
Le 1er octobre, l’Événement se nomme Les 7 lois (1ère partie). Événement spectaculaire où Pol Pelletier fait la démonstration de sa méthode de présence.
Le 2 octobre, L’Événement se nomme Les 7 lois (2e partie). Quels sont les ingrédients d’une présence qui agit sur le monde?
Le 15 octobre, L ‘Événement se nomme Les 3 secrets. Qu’est-ce qui fait qu’on sent la vie dans un lieu? Pourquoi le théâtre québécois avait-il une telle vitalité dans les années 70-80? Quels sont les secrets de cette vie?
Le 16 octobre, L’Événement se nomme Les 100 singes. Exploration de la théorie des 100 singes, ou comment une idée neuve se propage et atteint toute une collectivité. Pouvons-nous espérer que cette chose se reproduise dans notre monde mercantile?
Les 29 et 30 octobre, L’Événement se nomme Le Québec se meurt, vive le Féminin! Une synthèse des théories de Pol Pelletier sur l’identité du Québec.

Les événements d’octobre, Parc Lafontaine, 2014. Photo : Robert Newton
2016 / EN MÉMOIRE DE LA NEF DES SORCIÈRES
Le 5 mars 1976, au Théâtre du Nouveau Monde, avait lieu la première représentation de La Nef des sorcières, une création collective de sept auteures (Marthe Blackburn, Marie-Claire Blais, Nicole Brossard, Odette Gagnon, Luce Guilbeault, Pol Pelletier et France Théoret) et six actrices (Luce Guilbeault, Françoise Berd, Michèle Craig, Louisette Dussault, Pol Pelletier et Michèle Magny). Initié et mis en scène par Luce Guilbeault, ce spectacle marqua les débuts de la prise de parole artistique et collective au féminin. La présentation de cet ensemble de monologues féministes, à la fois intimes et explosifs, qui constituent la pièce, ébranla l’imaginaire collectif. La Nef des sorcières fût présentée dans un décor de Marcelle Ferron, avec des costumes de Marielle Fleury et une musique originale de Jean Sauvageau.
Le 5 mars 2016, à l’occasion du quarantième anniversaire du spectacle, Pol Pelletier se souvient de la Nef et de ses sorcières. Réflexion sur le féminisme au théâtre, sur la création collective des femmes et sur sa mémoire occultée, le spectacle invite à se plonger dans l’atmosphère bouillonnante de la création de cette pièce en visionnant le documentaire « Une nef…et ses sorcières » de Hélène Roy, et à assister à la lecture du monologue que Pol Pelletier portait, il y a quarante ans, sur les scènes du Théâtre du Nouveau Monde.

2017 / L’ART POÉTIQUE DE FRANCE THÉORET
Le spectacle a été présenté dans une version « work in progress » le 9 avril 2017, à l’auditorium de la BAnQ du Vieux-Montréal.
Texte : France Théoret
Interprétation et mise en scène : Rae Bowhay
Chloé Gagné Dion, le Devoir
