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Pol Pelletier compte 35 ans de métier comme acteure, auteure, metteure en scène, professeure et théoricienne. Elle est une artiste complète qui chante, qui danse et joue en quatre langues. Elle a été cofondatrice et codirectrice de deux compagnies qui ont marqué l’histoire du théâtre québécois avec des innovations spectaculaires : le Théâtre expérimental de Montréal (1975-1979), aujourd’hui le Nouveau théâtre expérimental, et le Théâtre expérimental des femmes (1979-1985 ) devenu Espace Go, où elle a fait un travail de pionnière pour le rayonnement des femmes dans les arts de la scène. Elle est une des rares femmes de théâtre au monde à avoir conçu une théorie sur l’art théâtral. Dans les années 1990, elle fonde la Compagnie Pol Pelletier et crée une série de spectacles, Joie, Océan et Or, qui ont remporté de grands succès, à Montréal et en tournée nationale et internationale ; ils ont tous récolté de nombreux prix dont celui du « Masque de l’interprétation féminine » décerné par l’Académie du théâtre en 1998 pour Joie et Océan.

Pol Pelletier est une bâtisseuse de lieux théâtraux originaux et populaires ; elle accorde une importance primordiale à l’architecture extérieure et intérieure, à l’accueil du public, au «comment créer une véritable Maison». Elle a co-aménagé et/ou aménagé - transformé - rénové des lieux aussi divers que : La Maison de Beaujeu (avec Jean-Pierre Ronfard et Robert Gravel), maison historique dans le Vieux Montréal, haut-lieu de la création collective des années soixante-dix; le 55 Prince, ancien hangar à bateau dans le Vieux Port, où elle a joué pendant cinq mois en 1995-96; et la Casa Loma, cabaret historique près de la Main abandonné depuis les années soixante-dix qu’elle a transformé en salle de spectacle et Centre d’entraînement pour acteures en 2000 -2001.

Pol Pelletier a aussi consacré une grande partie de sa vie à la pédagogie et à l’analyse de l’art du jeu. En 1988, elle fonde le Dojo pour acteures, le premier centre d’entraînement pour artistes de la scène au Québec. Elle met sur pied une méthode : la méthode Dojo, qui est connue internationalement comme permettant l’accès à un état d’éveil dans la pratique du métier. Des acteures, des danseuses (rs), des acrobates, des mimes, des chanteuses (rs) classiques et populaires, des musiciens, des écrivains, des metteurs en scène, des scénographes, de même que des artistes d’autres pays, suivent les entraînements du Dojo. Près de 2000 personnes ont été initiées à l’approche Dojo. Elle a aussi enseigné sa méthode à l’Université du Québec à Montréal, au Cirque du Soleil, à la Nouvelle compagnie théâtrale, à l’École nationale de théâtre à Montréal ; et dans plusieurs pays, France, Brésil, Australie, Canada anglais, Danemark, Mexique, pour divers organismes, théâtres, compagnies de danse, festivals. En 2004, elle adapte sa méthode pour le grand public et crée des ateliers qui donnent des résultats au-delà de toute espérance. Ses théories sur le théâtre qui guérit sont confirmées et dynamisées.

De 2005 à 2008, elle travaille en France où elle joue ses dernières œuvres, Nicole, c’est moi (aussi jouée à Montréal et à Québec), et Une Contrée sauvage appelée Courage, créée avec un musicien breton et une chorégraphe-metteure en scène danoise.

En 2008, elle fonde à Montréal L’ÉCOLE SAUVAGE, synthèse de nombreuses préoccupations. Cette École sauvage sera une compagnie de productions artistiques (création de spectacles guérisseurs), d’activités pédagogiques (ateliers, formations), et d’événements sociaux et humanitaires (Grand tribunal des femmes, projet autour de l’inceste ). Elle cherche un lieu sauvage et puissant pour se loger. En 2008, elle crée également, en work in progress, au Musée de l’Amérique française, à Québec, La Pérégrin chérubinique, de Jovette Marchessault, avec le musicien Jean-Jacques Lemêtre. La même année, elle met en scène et interprète Tisser les vivants, que l’auteure Nathalie Papin a écrit spécialement pour elle, et qui sera joué au Sergent Recruteur, à Montréal.

En 2009, elle joue Une Contrée sauvage appelée Courage à Ex-Centris à Montréal pour quelques représentations et elle donne de nombreux stages. Son passage à l’émission Tout le monde en parle provoque un immense engouement. Les listes d’attente pour ces stages s’allongent. En décembre 2009, pour la grande commémoration des 20 ans de la tuerie de Polytechnique, elle interprète un extrait de son spectacle Nicole, c’est moi, à Montréal.

En 2010, elle crée, pour la Journée spéciale Haïti du FTA, le monologue Folie, tiré du grand roman Amour, colère et folie, de l’auteure haïtienne Marie Vieux-Chauvet.

La quintessence de Pol Pelletier :
DIRE CE QUI N’A JAMAIS ÉTÉ DIT

Quelques éléments de définition de Pol Pelletier:

Une maître de l’art de la scène
On l’a comparé à un Stradivarius tant son corps, sa voix, sa psyché sont d’un grand raffinement, d’une extrême précision, d’une pureté frémissante; elle résonne dans les profondeurs de l’expérience humaine. Elle créé de véritables bouleversements chaque fois qu’elle joue.

Celle qui cherche plus loin
Elle est une artiste plus que complète doublée d’une pédagogue et d’une penseuse qui cherche une définition plus vaste de l’artiste. La liste de ses talents et de ses réalisations est impressionnante : acteure, auteure, metteure en scène, fondatrice et directrice de compagnies et d’écoles, professeure, théoricienne et conférencière, elle chante et elle danse, et elle parle et elle joue en 4 langues. Elle est une des rares femmes de théâtre au monde à avoir créé une théorie sur l’art théâtral. Mais elle veut aller plus loin.
Selon elle, l’artiste n’atteindra sa véritable vocation que lorsqu’il ou elle pourra connaître et maitriser son ombre. Des lieux et des outils pour pratiquer ce travail sont à créer. La peur est grande.

Une femme-médecine
Elle a passé une grande partie de sa vie à acquérir des outils de guérison. Son but est de faire des actes artistiques et pédagogiques qui guérissent. On l’a souvent qualifiée de chamane.

Sa définition de la guérison : lorsqu’ une souffrance refoulée passe de l’inconscient au conscient, alors commence un processus d’intégration et d’unification chez une personne divisée et morcelée. D’autres étapes suivront, mais c’est la première. Pol Pelletier, effectivement, fait des spectacles qui sont des actes chamaniques, dans le sens où ils puisent dans l’inconscient personnel , ethnique, collectif, et qu’ils révèlent le refoulé de la communauté, donc qu’ils permettent des prises de conscience impossibles ailleurs qu’au théâtre. Parce que le corps de l’acteur.e est informé par l’inconscient d’une façon consciente, et que le corps du public par osmose le saisit. Transmission et éveil de l’inconscient personnel et collectif de corps à corps. Pol Pelletier est la seule à proposer aux artistes une méthode qui travaille avec l’inconscient de façon délibérée et consciente.

Une Diogène du monde moderne
Elle se promène avec sa lanterne pour éclairer ce que nous ne voulons pas voir. Son obsession, c’est la vérité. « Je suis prête à donner ma vie pour que la vérité soit connue. » Elle a créé la Méthode Dojo pour artistes de la scène parce qu’elle ne pouvait pas de voir les acteurs faire des choses fausses. La fausseté est pour elle une maladie grave.

Une bâtisseuse de lieux de rassemblement
La Maison de Beaujeu, le Théâtre expérimental de Montréal, le Théâtre expérimental des femmes, le 55 Prince, La Casa Loma, le Dojo pour acteures…

Une féministe
« Comprendre le féminin, c’est à dire ce qui nous fait peur, voilà le but de ma vie » dit-elle. Les femmes sont les premières opprimées. Comprendre leur oppression, c’est mettre fin à toutes les oppressions.

Une porteuse de mémoire
Née dans un pays qui veut oublier le passé, Pol Pelletier fait des spectacles où l’histoire, la mémoire, sont fondamentales.

Elle est la personne tout indiquée pour faire revivre un lieu historique et les âmes qui l’habitent, surtout en ce moment où les bâtiments de notre passé sont démolis ou happés par le feu, la décrépitude, le mercantilisme.